NOS EXPOSANTS :
ARTS PLASTIQUES

MERCI POUR HAÏTI

** K O N V O K A S Y O N **

EXPOSITION COLLECTIVE : DOUZE (12) ARTISTES

PRÉSENTÉE PAR LE 

SALON HAÏTIEN DE LA CULTURE (SALHAC)

KONVOKASYON

« Je viens d’un lieu où le souffle, les yeux et la mémoire ne font qu’un, un lieu d’où l’on porte son passé comme un cheveu sur la tête. Là où les femmes reviennent vers leurs enfants sous forme de papillons ou de larmes dans les yeux des statues devant lesquelles leurs filles prient. » Edwidge Danticat, Breath, Eyes, Memory (1994)

Ceux qui migrent arrivent avec leur bagage.

Ils portent en eux un territoire invisible : mémoire, gestes, croyances, langue, rythmes.

Le vécu d’un lieu s’imprime en nous jusqu’au niveau de nos cellules.

S’installer à Montréal requiert un ré-enracinement pour que fleurisse cet héritage sur une terre nouvelle.

Ainsi, depuis plus de soixante-dix ans, la culture haïtienne déploie ses racines au Québec.

Ses racines sont aujourd’hui bien établies.

Des générations successives ont bâti et ont tissé des liens dans la société.

KONVOKASYON est un acte de rassemblement.

Un constat de notre présence.

Un espace de mémoire, d’offrande et d’échange.

L’exposition intitulée KONVOKASYON est offerte par le Salon Haïtien de la Culture et se veut une occasion de renouveler la réflexion sur la contribution de la communauté haïtienne à la ville de Montréal.

À travers une exposition pensée en dialogue avec les rituels vodou, nous explorons l’idée d’enracinement, en opposition à l’intégration. Sans être pour certains  des praticiens du vodou, chacun des artistes porte une conscience haïtienne, intime, symbolique ou culturelle, qui dialogue avec cette tradition.

Dans un contexte international où, simultanément, la migration s’intensifie et les nationalismes se radicalisent, comment s’inspirer du travail déjà effectué pour repenser notre relation avec notre terre d’accueil ?

Quelles formes doivent prendre nos collaborations ?

Quels apprentissages peut-on tirer de notre attachement au territoire haïtien pour mieux s’ancrer ici ?

Olivier Vilaire –  Vivardy Boursiquot – Commissaires

BASTIK – ANICK  JASMIN

Bastik (Anick Jasmin) shares paintings, poetry and a beautiful story through painting.

Working as a multidisciplinary artist with Haitian Voodoo folklore, she finds connection and humanity within traditional practice and creation.

CP SIMONISE

Carl-Philippe Simonise est une artiste multi-disciplinaire, travaillant principalement en art contemporain, en cinéma et en photographie. Sa pratique artistique est axée sur la compréhension de l’évolution de la condition humaine à travers l’étude de l’histoire et des mythologies.

!dADa! – DAVID  CHARLIER

David Charlier est un chorégraphe, producteur, artiste multi-dimensionnel et opérateur culturel

JEAN EDDY “Franco” RÉMY

Jean Eddy « Franco » Rémy, magicien du fer découpé du village de Noailles, Croix-des-Bouquets, poursuit sa pratique à Montréal : Une culture qui ne s’éteindra jamais!

KRISTO † – CHRISTIAN NICOLAS

Kristo – Christian Nicolas – was a published writer, an art photographer, and a contemporary artist that draws inspiration from his Haitian culture

SÉADÉ – CLOVIS-ALEXANDRE DESVARIEUX

Je suis un créateur visuel qui utilise la création d’image et d’objet pour questionner la présence et les expressions de l’individu dans la matrice collective. Par la peinture, le dessin et la photographie, je m’intéresse aux  thèmes de la construction identitaire et de son articulation avec les temps historiques et les espaces géographiques.
En peinture et en dessin, je développe un langage aux frontières de l’abstraction et de la figuration où j’aborde ce questionnement à partir d’une exploration syncrétique de la mythologie haïtienne, de l’histoire d’Haïti et de ces entrelacements aux enjeux globaux, sociaux et environnementaux contemporains.
En photographie, je m’intéresse principalement à la poésie des fréquences de lumières et de ses impacts sur notre perception du vrai et notre faculté à en créer du sens.
L’ensemble de mes pratiques ritualise par des gestes ma quête de l’Être, donc ma spiritualité.

STÉPHANE MARTELLY

Stéphane Martelly est écrivaine, peintre et chercheure. Par une approche profondément transdisciplinaire qui fait se confronter théorie, réflexion critique et création, elle poursuit une démarche réflexive sur la littérature haïtienne contemporaine, sur la création, sur les marginalités littéraires ainsi que sur les limites de l’interprétation.

OSKI – OLIVIER VILAIRE

La peinture d’Olivier Vilaire contient les clés de son univers intérieur. Le peintre utilise sa palette et son geste pour redonner vie à son ressenti par une alternance de mouvements de violence et de douceur. L’observateur se retrouve face à une production solide, des sujets ambigus portés par une expression insaisissable, voire évanescente.

MICHAËLLE  SERGILE

Interested in rewriting history through weaving, Michaëlle Sergile mainly reworks texts and books on postcolonial theories. Frantz Fanon, often cited as one of the most important authors of postcolonial theories, addressed in 1952, in Black skin, white masks, not only the power relations between colonized and colonizers, but also the relations between the person of colour and their “community”. It is through this major work that the codification system took shape allowing the artist to weave books and passages thus questioning cultural identity.

The lexicon of weaving is closely linked to questions of identity. When we weave threads that intersect and form intersections, these are, in a way, discourses that take place. They reflect at times, a cultural mix where the fabric becomes a cross between different cultures. While by others, these threads reflect the intersections of an intersectional thought.

MARIE-HÉLÈNE CAUVIN

Peintre et graveuse, Marie Hélène Cauvin élabore depuis plus d’une vingtaine d’années une œuvre singulière et inventive.

Son travail au dessin incisif, d’une puissante expressivité, s’inspire principalement de la culture haïtienne et explore l’univers des contes et des légendes de son pays natal ainsi que les traumatismes de la mémoire historique.

Toutefois, elle dépasse les préoccupations proprement liées à ses origines pour interroger le quotidien des sociétés contemporaines et poser avec un accent fort les problèmes universels de la ghettoïsation, de la violence et de la drogue.

STANLEY  WANY

Stanley Wany est un artiste multidisciplinaire dont le travail consiste à revisiter les archives coloniales et historiques dans le but d’extirper l’histoire de ses ancêtres afrodescendants. Il commence son exploration comme éditeur et créateur de romans graphiques expérimentaux qui explore la non-linéarité de la  narration et de l’inconscient.

En arts visuels, Stanley poursuit sa recherche en incorporant cette fois l’historicité des narratifs présents dans la culture populaire.

Par le dessin, la peinture, l’installation et les romans graphiques expérimentaux, il approfondit ses réflexions sur la culture populaire, les mythes et le subconscient en relation avec l’expérience des personnes afro-descendantes dans la société occidentale.

En expérimentant avec des médiums connotés comme le café, la mélasse, l’indigo et le coton, il incarne le concept de « créolisation » développé par Édouard Glissant.

ANTHONY PRÉSUMÉ

Ancrée dans les imaginaires culturels haïtiens, la démarche de l’artiste puise dans une mémoire profonde nourrie par l’héritage du vodou, les récits de création et la relation étroite entre l’humain, les ancêtres et les espaces symboliques.

La caverne y apparaît comme un motif fondateur, à la fois philosophique, mythique et sensoriel. Elle permet de matérialiser l’ombre, de lui donner densité et voix, et d’ouvrir un passage vers ce qui échappe au visible. Les références à la caverne platonicienne, aux habitats originels et aux espaces initiatiques présents dans la cosmologie haïtienne servent ici de fondements à une recherche ontologique qui interroge la manière d’être au monde.

Par une poétique de l’ombre et du silence, l’artiste cherche à révéler des dimensions plus sensibles de l’habiter humain, où mémoire, spiritualité et présence se rencontrent pour créer de nouveaux espaces de perception et de sens.